08/06/2006

MIGRATIONS INTERNATIONALES : KOFI ANNAN PRÉSENTE SON RAPPORT À

New York, Jun 6 2006 5:00PM | UNNews@un.orgLe Secrétaire général a présenté aujourd'hui à l'Assemblée généraleson rapport sur les migrations internationales, rappelant qu'ellespeuvent être très profitables au développement des pays d'accueil etd'origine mais qu'il est indispensable que les droits des migrantseux-mêmes soient respectés et défendus.

« Nous sommes au beau milieu d'une nouvelle ère de migrations », quireprésentent désormais « un phénomène mondial », a déclaré leSecrétaire général lors de la présentation de son rapportintitulé « Migrations internationales et développement ».Ce rapport, qui s'appuie notamment sur une étude de la Commission mondiale surles migrations internationales (dépêche du 5.10.05), vise en partie à remettre en cause certainesidées reçues.

Par exemple, « la population migrante compte presque autant de femmesque d'hommes ». Le rapport examine donc le rôle du genre dans lesmigrations internationales et l'impact que celles-ci ont sur lesquestions de l'égalité entre les sexes.

« Il ne peut y avoir que très peu de pays qui ne sont pas, d'unefaçon ou d'une autre, touchés par les migrations internationales,dont les décideurs reconnaissent de plus en plus l'importance pour ledéveloppement », a fait observer le Secrétaire général.

« On a de plus en plus la preuve que les migrations internationalessont profitables. Ce n'est pas un hasard -- et cela ne devraitsurprendre personne -- si bon nombre de pays qui étaient, il n'y apas si longtemps, essentiellement dess sources de migrants -- parexemple, l'Irlande, plusieurs pays du sud de l'Europe, la Républiquede Corée et le Chili -- ont connu un développement spectaculaire etjouissent maintenant d'une économie florissante qui attire lesmigrants ».

« Et pourtant « -- et c'est là le troisième point développé dans lerapport - « il serait de toute évidence naïf de prétendre que toutest pouur le mieux dans le meilleur des mondes des migrations ».

« Nous connaissons tous trop bien », a dit Kofi Annan, « les dérivesauxquelles de nombreux migrants sont exposés, que ce soit en transit,lorsqu'ils sont la proie de passeurs et de trafiquants -- avec desconséquences parfois fatales -- ou dans les pays où ils s'installent,où ils sont souvent exploités par des employyeurs sans scrupules etsubissent les réactions xénophobes de certaines parties de lapopulation de souche, y compris parfois même des représentants del'autorité publique ».

« De la même façon, nous ne pouvons tous qu'avoir conscience destensions sociales et culturelles qui ont vu le jour dans de nombreuxpays où d'importantes populations d'origine étrangère se sontrécemment établies, en particulier lorsqu'elles ont des traditions oudes croyances qui diffèrent considérablement de celles auxquelles lesrésidents de longue date dans le pays sont habitués ».

« Les avantages que les migrants apportent au pays dans son ensemble,et au fil du temps, sont souvent éclipsés par des griefs plusimmédiats nés des relations de proximité, que ceux-ci soient ou nonfondés » a dit le Secrétaire général.

« Et la plupart d'entre nous doivent aussi maintenant avoirconscience des effets négatifs ressentis dans certains paysd'origine, en particulier lorsque des travailleurs dotés decompétences dont le pays a cruellement besoin, par exemple dans lesecteur de la santé, sont 'siphonnés' par l'étranger où ilsbénéficient de meilleures conditions et de meilleurs salaires ».

« Pour toutes ces raisons, il semble clair que peu de pays -- pour nepas dire aucun -- peuvent se permettre de se contenter de jouir desavantages des migrations sans chercher à les géérer », a déclaré KofiAnnan.

« Mais il serait tout aussi insensé de chercher à y mettre totalementun terme, puisqu'un tel résultat ne pourrait être atteint que par undéploiement de la force publique d'une ampleur telle qu'il menaceraitla liberté et la prospérité de tout pays qui y aurait recours »,a-t-il prévenu.

« Les États Membres tireront bien entendu leurs propres conclusionsdes faits qui sont exposés », a souligné le Secrétaire général, qui alancé la proposition d'établir « une instance permanente, de naturevolontaire et consultative, en vue de poursuivre le débat, lamutualisation d'expériences et l'échange d'idées ».

Le Secrétaire général a offert les services de l'ONU à cet égard,afin de compléter les travaux du « débat de haut niveau » qui setiendra sur la question des migrations à l'Assemblée générale, du 14au 15 septembre prochains.

15:17 Écrit par Clara People | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planete, onu, migrations |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.