11/08/2006

Appel d'aide du 127 bis

Mardi 8 août 2006

J'ai reçu un appel de M. A. au centre fermé 127 bis.

Il m'a informé que les occupants d'Anderlecht au 127 bis sont maltraités, torturés et insultés systématiquement chaque jour.
Ils ne comprennent pas pourquoi l'administration leur réserve un tel traitement.
M. A. a été tabassé plusieurs fois, il a eu un coup dur sur sa tête et sa situation est très grave.
Pourtant l'administration refuse sa demande de voir un médecin.
Les occupants d'Anderlecht enfermés au 127 bis lance un appel d'aide aux citoyens et associations afin de leurs faire sortir de ce calvaire qu’ils vivent aujourd'hui.
Certains parmi eux (clandestins) ne savent pas si leur demande d'article 93 a été déposée ou non.

Les centres fermés deviennent le bagne des sans papiers en Belgique.
C'est la honte pour la démocratie et les Droits de l'Homme.

Abdeslam
UDEP

11:10 Écrit par Clara People dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, centres fermes, occupation |  Facebook |

09/08/2006

DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT
OU L’ACHARNEMENT BELGIQUIEN OU GUANTANAMO EN BELGIQUE

Témoignage d’une 3e tentative d’expulsion.

Les deux premières tentatives avaient déjà été violentes. La seconde, le 9 juillet dernier a été particulièrement choquante : au pied de l'avion, alors que Madame DIALLO refusait de monter à bord , les policiers de l'escorte ont saisi son enfant afin d'obliger Madame à monter dans l'avion.
Heureusement, les membres du personnel au sol de l'aéroport de Zaventem sont courageusement intervenus contre l'infâme comportement des policiers.
Finalement l'expulsion n'a pu avoir lieu.

    Troisième tentative de déportation non volontaire pour DIALLO Hawa et Yousouf son fils de 2 ans emprisonnés depuis deux mois au camp de la honte de Steenockerzeel.
    Lundi fin d’après-midi Hawa reçoit une visite de sa marraine. Elle n’est pas accompagnée de son fils qui dort dans la chambre. Profitant de la visite qui était prévue depuis 3 jours les gardiens ont KIDNAPPE son enfant qui dormait voulant exercer l’ultime pression de séparer un enfant de sa mère !

    La visite terminée, Hawa se retrouve face à 6 gardiens- policiers-malfrats et la directrice (témoin macabre) qui l’emmènent au cachot et la tabassent « subtilement » de coups de pied dans le ventre. ILS lui dissent qu’elle prend l’avion pour la Guinée Conakry le lendemain matin à 11 heures. ILS la déshabillent, lui arrachent son slip, lui font faire des flexions pour voir si elle ne cache rien. ILS disent qu’ILS ont l’enfant. Ils lui hurlent bien fort que son enfant n’ira pas dans ses bras, que même si elle ne veut pas partir, on l’enverra sans elle dans un centre de la croix rouge, il y en a partout dans le monde !
    « Mon enfant, mon enfant, rendez-moi mon enfant » fût cette nuit que Hawa a passée.

    Pour Yousouf ont ne sait pas quelle première nuit il a passé sans sa maman ; on ne peut que se l’imaginer parce qu’un enfant si jeune ça ne parle pas encore, ça pleure « maman ».
    Peut-être lui ont-ils donné des calmants pour qu’il ne fasse pas de bruit et qu’il dorme.
    SEULS EUX SAVENT COMMENT cette nuit là c’est passé pour Yousouf la toute première fois sans sa mère !

    Le lendemain ils emmènent Hawa à Zaventem, dans le bureau retabassage« Rendez-moi mon enfant »… « Je ne veux pas partir ».
    « On va t’emballer comme une marchandise » ; Ils lui mettent la camisole de force, lui emballent les jambes, lui cognent son ventre de maman, la jettent dans la camionnette, l’empoignent et la portent jusque dans l’avion, à l’arrière par l’escalier. ILS la ceinturentLes passagers ne sont pas encore là. Son fils non plus !?!

    ILS sont Six, habillés en civil, des chemises à fleur comme pour les vacances…
    Deux pour les bras ; deux pour les épaules et la nuque ; un pour la tête ; un assis sur une chaise en face d’elle, les genoux prêts à appuyer sur son ventre.

    Les passagers entrent dans l’avion par l’avant. Son fils Yousouf arrive par l’arrière dans les bras d’une gardienne qui l’avait tondu la veille, Hawa crie, ils emmènent son fils vers l’avant de l’avion, Yousouf à vu sa mère, il pleure… Les passagers arrivent, Hawa hurle après son fils, mais celui en face l’écrase avec les genoux et l’étrangle avec ses mains pour qu’elle cesse de faire du bruit, les passagers sont là !

    Un de ceux-ci a vu l’étranglement et est intervenu en frappant l’un des bras du policier « vous voulez la tuer » « Rendez-lui son enfant » puis d’autres passagers sont intervenus exigeant qu’elle et son enfant descendent de l’avion et soient remis ensemble.
    Ils portent Hawa et la jettent dans la camionnette au pied de l’escalier à l’arrière de l’avion.Dans la camionnette retabassage, insulte « sale putain » « sale cochon noir » « la prochaine fois se sera avec les militaires … » …

    QUOI ??? LA PROCHAINE FOIS CE SERA AVEC UNE PIQURE DANS LE BRAS OU UN CERCUEIL DANS LA SOUTE ???
    PUISSIONS-NOUS RETROUVER LES PASSAGERS TEMOINS DE CE ? DE CETTE ?LE CRI ME BRULE LES MOTS … ASSEZ … SUFFIT …
    POUR HAWA CELA C’EST PASSE LE 1ER AOUT 2006 VOL SN 205 DE 11H10 VERS CONAKRY … APPEL A TEMOINS…
    POUR SEMIRA CELA C’EST PASSE LE 24 SEPTEMBRE 1998
    LE CRIME BRULE ENCORE SA VIE…
    8 ANS PLUS TARD A-T-ON EVOLUE ? FAUT-IL QUE LE PIRE SE PASSE ENCORE.

    Une Ambassadrice du MONDISTAN

Il est extrêmement rare de disposer d'un texte aussi précis que celui ci-dessous.
Nous insistons avec les autres collectifs auprès des politiques et de la presse pour dénoncer les pratiques d'expulsion de notre état dit "de droit".
Nous pensons qu'il convient de diffuser ce texte le plus largement possible.
Nous ne pouvons pas les laisser faire. Leur violence n'est pas gratuite : on en fait de la pub dans les pays du monde entier pour que les gens comprennent qu'il vaut mieux pour eux ne pas venir chez nous, que la Belgique ne doit plus être considérée comme une terre d'asile.
De France aussi nous récoltons des témoignages du genre

Dans quelques semaines nous manifesterons en hommage à Sémira Adamu, puissions-nous ne jamais envahir la rue en hommage à Hawa et Yousouf.
Je vous remercie, faire suivre, diffuser autour de vous.

16:59 Écrit par Clara People dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, centres fermes, expulsions, enfants |  Facebook |

03/08/2006

La caravane des sans-papiers sillonne la Belgique

La Libre Belgique -— Mis en ligne le 03/08/2006
La caravane des sans-papiers sillonne la Belgique
A.R.

L'Udep, le CNCD et d'autres s'associent pour un tour-bus de sensibilisation. Pas de vacances pour les associations de défense des sans-papiers. Pendant que les décideurs politiques sont en congé, les sans-papiers maintiennent leur mouvement, et crient qu'ils existent, plus que jamais. Durant le mois d'août et jusqu'au début du mois de septembre, le bus de l'Udep (Union de défense des sans-papiers) fera étape dans plusieurs grandes villes de Belgique. Pour rappeler à la population que bon nombre de sans-papiers attendent toujours une régularisation. Et qu'ils ont besoin d'aide. «Nous voulons sensibiliser les gens à notre problématique, explique Ali Guisse de l'Udep. Grâce à la caravane, nous pouvons trouver de l'aide sur le terrain et faire participer des gens qui n'osent pas toujours manifester».

Liège, Verviers, La Louvière sont sur l'itinéraire du bus; mais aussi Gand, Anvers ou Louvain. En s'associant avec SOS Migrants, le CNCD 11.11.11. (Centre national de coopération et du développem ent) et la Pac (Présence et actions culturelles), l'Udep souhaite rencontrer la population, mais aussi les décideurs politiques autour de débats. «Notre mouvement est apolitique; nous désirons expliquer aux gens en quoi consiste réellement notre action. Autour de discussions, d'échanges, nous aimerions avoir un feed-back de la population».

Créée en septembre 2004, l'Udep se mobilise pour une régularisation de tous les sans-papiers en organisant des conférences, des actions socio-culturelles. C'est d'ailleurs elle qui a aidé les récents expulsés de l'Eglise Notre-Dame d'Anderlecht, dont certains ont porté plainte contre la police pour coups et blessures. «Avec cette caravane, nous voulons aider le mouvement des sans-papiers à se structurer, explique Benoît Van Der Meerchen le secrétaire général du CNCD. Les soutenir en les laissant parler eux-mêmes. Aujourd'hui, les sans-papiers sont si désespérés qu'ils font des grèves de la faim! On ne peut pas nier le problème. Or, le gouvernement ne change rien: ce n'est qu'en 2006 qu'il a décidé de réformer la procédure d'asile de 1979! C'est un leurre! »

Rappelons qu'aujourd'hui, l'Office des étrangers dénombre environ 50 000 demandeurs d'asile. C'est sans compter les 50 000 autres hommes, femmes et enfants non déclarés qui sont toujours en attente d'une régularisation.

21:21 Écrit par Clara People dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, occupations, manif |  Facebook |